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Tests pharmacogénétiques pour les médicaments contre la goutte
Tests pharmacogénétiques pour les médicaments contre la goutte
Comprendre la goutte et les défis liés à son traitement
Pour les personnes atteintes de goutte, les crises douloureuses qui surviennent de temps à autre constituent une source de frustration, limitant souvent leur vie quotidienne et nécessitant la prise de médicaments prescrits. Une fois la crise passée (ou chez les personnes à risque d'une première crise), des changements de mode de vie, d'alimentation et de consommation d'alcool sont souvent recommandés, en plus d'un ou plusieurs traitements médicamenteux préventifs quotidiens prescrits. Étant donné que le besoin de traitement est généralement permanent, les effets secondaires des médicaments contre la goutte peuvent souvent être une source d'inquiétude, voire une réalité.
Types de médicaments contre la goutte
Les médicaments contre la goutte peuvent contribuer à prévenir les crises en réduisant les taux sanguins élevés d'une substance naturellement présente dans l'organisme (« traitement de l'acide urique »). Ainsi, cette substance (l'acide urique) est moins susceptible de se déposer sous forme de cristaux dans les articulations, ce qui est à l'origine de la douleur et de l'inflammation associées aux poussées de goutte. Le traitement le plus connu et le plus courant à cet égard est l'allopurinol.
D'autres médicaments jouent un rôle dans le traitement de la douleur et de l'inflammation associées à une crise de goutte (c'est-à-dire lorsque l'acide urique se dépose sous forme de cristaux dans une ou plusieurs articulations). Il existe plusieurs options courantes, notamment l'ibuprofène et le méloxicam.
Certains médicaments contre la goutte ont plusieurs fonctions, notamment celle de faciliter la transition entre une crise de goutte et une rémission durable.

Effets secondaires des médicaments contre la goutte : aspects génétiques
Plusieurs effets secondaires importants des médicaments utilisés dans le traitement de la goutte sont liés au patrimoine génétique de chaque individu.
Un petit nombre de personnes prenant de l'allopurinol peuvent présenter une prédisposition génétique à des effets indésirables graves d'hypersensibilité pouvant entraîner un décollement de la peau et même toucher d'autres organes, voire entraîner la mort. Deux autres médicaments hypouricémiants parfois utilisés (la pegloticase et le probénécide) peuvent contribuer à l'apparition d'un type d'anémie due à un déficit enzymatique d'origine génétique au sein des cellules sanguines.
Certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, célécoxib, méloxicam) peuvent présenter un risque accru d'effets secondaires chez certaines personnes lorsqu'ils sont pris régulièrement sur une longue période. Ces effets comprennent une augmentation de la tension artérielle et une diminution de la fonction rénale, en particulier chez les personnes présentant d'autres facteurs de risque.
Les tests pharmacogénétiques sont-ils adaptés à la prise en charge de votre goutte ?
Les tests et analyses génétiques visant à prédire le risque d'effets secondaires évoqués ci-dessus (« tests de pharmacogénétique de la goutte ») peuvent aider à identifier les personnes susceptibles de mal réagir à certains médicaments utilisés pour traiter la goutte. Ces tests analysent l'ADN des individus à la recherche de variations connues pour influencer les effets secondaires associés à un certain nombre de médicaments. Ces informations peuvent ensuite être utilisées pour orienter le choix du médicament, la posologie, la surveillance ou les examens complémentaires nécessaires pour les prescripteurs. Pour les personnes ayant des antécédents de crises ou présentant un risque de première crise, les tests pharmacogénétiques peuvent constituer un outil essentiel, tant pour elles-mêmes que pour leur professionnel de santé, afin d'éclairer les décisions thérapeutiques.